Carlos Gosalbez
Última actualización: 2026-07-28
Pour de nombreux acheteurs français, belges ou suisses, investir dans un bien immobilier en Comunitat Valenciana ou à Alicante représente un projet de vie ou de placement attractif. Mais lorsque le logement reste inoccupé une grande partie de l'année, une inquiétude revient souvent : le risque de squat (« okupación » en espagnol). Depuis 2025, l'Espagne dispose d'un cadre juridique nettement plus rapide pour récupérer un bien occupé illégalement. Voici ce qui a changé et comment un propriétaire étranger peut se protéger.
Le squat illégal se produit lorsqu'une personne pénètre ou se maintient dans un logement sans le consentement du propriétaire. Le droit espagnol distingue deux infractions : l'« allanamiento de morada » (violation de domicile, lorsqu'il s'agit d'une résidence habituelle ou d'une résidence secondaire régulièrement utilisée) et l'« usurpación de bienes inmuebles » (usurpation d'un bien qui ne constitue pas un domicile habituel, comme un logement vide en attente de vente ou d'usage).
La Loi organique 1/2025 relative à l'efficacité du service public de la justice, en vigueur depuis le 3 avril 2025, a intégré ces infractions dans la procédure de jugement rapide (« juicio rápido »). Concrètement, au lieu d'attendre des mois, voire des années, comme c'était le cas auparavant, le propriétaire peut désormais obtenir une décision de justice en quelques jours seulement.
Avec la nouvelle réglementation, une fois la plainte déposée et l'affaire portée devant le tribunal, la procédure d'expulsion peut aboutir dans un délai maximal de 15 jours à compter de la mise à disposition judiciaire du dossier. C'est une différence radicale par rapport à la procédure civile ordinaire, qui pouvait durer plus d'un an.
Il faut préciser que cette rapidité s'applique aux cas d'occupation illégale récente. La loi maintient par ailleurs une protection spécifique pour les foyers vulnérables face aux expulsions, prorogée jusqu'au 31 décembre 2026. Cette protection ne s'applique toutefois pas lorsque l'entrée dans le logement a été violente ou intimidante, en cas d'indices d'activité illicite dans le bien, lorsqu'il s'agit de la résidence principale ou secondaire du propriétaire, ou lorsque l'occupation a débuté après l'entrée en vigueur de la loi.
Les biens qui restent inoccupés pendant de longues périodes — typiquement les résidences secondaires ou les biens d'investissement — sont la cible privilégiée des squatteurs. Un propriétaire vivant à l'étranger met souvent plus de temps à détecter une entrée illégale, ce qui retarde le dépôt de plainte et, avec lui, le déclenchement du délai de 15 jours. Plus la plainte est déposée rapidement après la découverte de l'occupation, plus la nouvelle procédure est efficace.
Avant que le problème n'arrive devant les tribunaux, il est conseillé de réduire le risque en amont :
De nombreux assureurs espagnols proposent désormais une garantie spécifique de « défense juridique et désoccupation », intégrée à l'assurance habitation ou souscrite séparément. Elle comprend généralement une assistance juridique immédiate, la prise en charge des frais d'avocat et de procédure pendant la démarche judiciaire, et parfois une indemnisation pour les dommages causés pendant l'occupation ou le changement de serrure. Le surcoût annuel se situe généralement entre 50 et 150 euros selon la valeur du bien et l'étendue de la garantie — une somme modeste comparée au coût et à la charge mentale d'une procédure de récupération sans assistance juridique préalable.
La rapidité d'action est la clé du nouveau dispositif : déposer plainte auprès de la Policía Nacional ou de la Guardia Civil dès la découverte de l'intrusion, rassembler tous les documents prouvant la propriété (acte notarié, nota simple, factures de charges), et mandater immédiatement un avocat spécialisé pour activer la procédure de jugement rapide. Il est déconseillé de tenter de récupérer le logement soi-même ou de changer la serrure sans décision judiciaire, ce qui pourrait engager la responsabilité pénale du propriétaire.
Pour l'investisseur étranger, comprendre ce nouveau cadre légal — et surtout savoir réagir rapidement en cas d'occupation — fait désormais partie intégrante de la gestion d'un bien en Espagne, au même titre que la fiscalité ou les charges de copropriété.
Me llamo Carlos Gosalbez y soy gerente de la inmobiliaria Valencia Rusa desde 2006.
Con más de 20 años de experiencia en el sector inmobiliario y experto en la búsqueda de activos inmobiliarios para clientes extranjeros principalmente del Este y centro de Europa.
Especializado en la captación de activos inmobiliarios residenciales y comerciales de toda la zona de la Comunidad Valenciana y comerciales en toda España.
Je suis également disponible en français pour accompagner les acheteurs francophones dans leur projet immobilier sur la Costa Valenciana.
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